Face à une fiscalité qui pèse lourdement sur les investissements locatifs, un entrepreneur a récemment décidé de réorienter sa stratégie immobilière. Après avoir vendu ses trois appartements en France, il a jeté son dévolu sur Dubaï, pays où les rendements locatifs peuvent atteindre des chiffres alléchants. Cependant, cette démarche, perçue comme une solution à une fiscalité jugée trop contraignante, comporte ses propres défis et risques.
Sommaire
Investir en France : une réalité fiscale contraignante
Sylvain, quadragénaire et cadre dans l’industrie, a débuté son aventure immobilière à Avignon en 2018. Il a acquis trois appartements dans le centre historique, leurs surfaces variant de 35 à 50 m². Ce choix répondait à une clientèle diversifiée : étudiants, jeunes actifs et couples sans enfants. Chaque bien lui rapportait entre 530 et 610 euros de loyers mensuels.
Le piège du régime fiscal
Les revenus locatifs annuels de Sylvain s’élevaient à environ 15 000 à 18 000 euros, le plaçant dans le régime réel d’imposition. Avec peu de possibilités de déduction, la pression fiscale sur ses gains locatifs a induit un rendement net après impôts compris entre 4 et 5 %, jugé insuffisant au regard de la fiscalité immobilière croissante et des obligations administratives.
- Revenus locatifs : 15 000 à 18 000 euros par an
- Taux de rendement net : 4 à 5 % après impôts
- Principales charges : taxe foncière, frais de gestion, intérêts d’emprunt
| Appartements | Prix d’achat | Loyers mensuels | Revenu locatif annuel |
|---|---|---|---|
| 1er Appartement | 105 000 euros | 530 euros | 6 360 euros |
| 2ème Appartement | 115 000 euros | 560 euros | 6 720 euros |
| 3ème Appartement | 130 000 euros | 610 euros | 7 320 euros |
Un cap vers Dubaï : motivations et opportunités d’investissement
En 2022, la discussion avec l’un de ses amis expatriés à Dubaï a semé en lui une graine d’intérêt pour l’investissement immobilier à l’international. L’absence de fiscalité sur les loyers et des taux de rendement potentiels autour de 10 % ont constitué des arguments convaincants pour envisager cette mutation. En 2023, après avoir pris contact avec d’autres investisseurs français sur place, Sylvain a franchi le pas.
La cession des biens français
La vente de ses appartements lui a permis de générer environ 400 000 euros, incluant 14 000 euros de plus-value. C’est avec cette somme qu’il a pris la direction de Dubaï pour explorer le marché. Accompagné d’un agent immobilier francophone, il a pu acquérir deux nouveaux appartements d’une surface de 30 à 40 m², pour des prix compris entre 205 000 et 210 000 euros.
- Budget total après cession : 400 000 euros
- Plus-value réalisée : 14 000 euros
- Prix d’achat Dubaï : 205 000 et 210 000 euros
| Détails des biens à Dubaï | Superficie (m²) | Prix d’achat |
|---|---|---|
| 1er Appartement | 30 m² | 205 000 euros |
| 2ème Appartement | 40 m² | 210 000 euros |
Les défis de l’immobilier international
Bien que les rendements se soient révélés supérieurs dans un premier temps, avec des taux de 8 % la première année et 9 % la suivante, l’investisseur doit rester prudent. La nécessité de déclarer tout revenu locatif perçu à l’étranger en France, ainsi que l’exposition à l’impôt sur la fortune immobilière (IFI), constitue un facteur à prendre en considération.
Risques à prendre en compte
Sylvain devra également gérer certaines incertitudes liées à son choix d’investissement :
- Evolution potentielle de la fiscalité locale à Dubaï
- Risques de change entre l’euro et le dirham
- Volatilité historique du marché immobilier à Dubaï
| Critères d’évaluation des investissements | Dubaï | France |
|---|---|---|
| Fiscalité sur les loyers | 0% | Élevée |
| Taux de rendement prévisible | 8-10% | 4-5% |
| Risques de marché | Volatil | Stable |
Alors que Sylvain envisage d’acheter un troisième appartement pour le louer en saisonnier, il reste conscient des défis financiers inhérents à l’immobilier international. Dans ce contexte, les choix stratégiques et la gestion proactive de son portefeuille seront déterminants pour assurer la pérennité de ses investissements.

Je m’appelle Thierry Jacques, niçois, et l’actu assurance, c’est mon quotidien. J’ai toujours aimé anticiper l’imprévisible. Un jour, une clause oubliée a sauvé tout un immeuble. Comme quoi, le diable se cache dans les détails… et parfois, il sauve la mise !











