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En bref : • Le droit à l'oubli, uniformisé à 5 ans pour tous les cancers depuis 2022, permet aux personnes guéries de ne plus déclarer leur maladie pour les prêts et assurances. • Malgré cette avancée, l'accès au crédit reste difficile avec 35% des anciens malades rencontrant des obstacles, notamment ceux atteints d'un cancer du sein. • Les obstacles incluent des surprimes, des exclusions de garantie ou des refus d'assurance complets, malgré un taux de survie de 88% pour le cancer du sein. • Des initiatives comme les programmes de crédit solidaire et la suppression des questionnaires de santé pour certains prêts visent à améliorer l'accès à la propriété des anciens malades. |
Le droit à l’oubli, instauré en France en 2016, a représenté une avancée significative pour les personnes guéries du cancer. Avec l’adoption de la nouvelle loi de 2022, ce dispositif permet aux anciens malades de ne plus déclarer leur maladie lors de la souscription à des prêts ou à des assurances. Cela a ouvert de nouvelles perspectives pour l’accès au crédit santé et a potentiellement changé la donne pour de nombreux Français souhaitant acheter un logement.
Droit à l’oubli en oncologie : un changement législatif essentiel
Le droit à l’oubli permet aux anciens malades de ne pas mentionner leur antécédent de cancer après un délai défini. À l’origine, le délai variait selon l’âge au moment du diagnostic : cinq ans pour les cancers pédiatriques et dix ans pour ceux diagnostiqués à l’âge adulte. Cependant, la nouvelle loi cancer de 2022 a uniformisé ce délai à cinq ans pour tous les cancers, simplifiant ainsi les démarches pour l’accès aux crédits immobiliers.
- Accès sans surprime possible avant le délai dans certains cas.
- Suppression des questionnaires de santé pour les prêts immobiliers inférieurs à 200 000 euros.
- Protection juridique renforcée des droit des ex-malades.
Un impact mesuré sur l’accès au crédit
Malgré ces avancées, des défis persistent pour les anciens patients, notamment pour ceux atteints de cancer du sein. Une étude récente, ELOCAN, a révélé que seulement 35 % des anciens malades rencontraient des difficultés d’accès à l’assurance emprunteur après l’adoption du droit à l’oubli, une amélioration par rapport aux 65 % identifiés avant. Toutefois, les personnes ayant survécu à un cancer du sein continuent de faire face à des obstacles. Les assureurs restent hésitants, appliquant des exclusions ou des primes élevées en raison du risque de récidive.
Les chiffres clés du cancer en France et leurs implications financières
En 2023, l’Institut national du cancer a rapporté que 3,8 millions de personnes ont été diagnostiquées avec un cancer au cours de leur vie. Plus de 61 000 de ces cas étaient des cancers du sein, avec un taux de survie de 88 %. Dans le cas des cancers pédiatriques, le taux de survie à cinq ans s’élevait à 85 %. Ces statistiques soulignent l’importance de garantir un accès au crédit et une égalité financière santé pour ceux ayant survécu à cette maladie.
| Type de cancer | Taux de survie à 5 ans | Nombre de cas (2023) |
|---|---|---|
| Cancer du sein | 88% | 61 000 |
| Cancer pédiatrique | 85% | moins de 2 000 |
Obstacles à la propriété pour les anciens malades
L’accès à la propriété est un enjeu majeur pour les anciens malades, obéré par des critères d’assurance rigoureux. Une enquête de l’Institut national du cancer a révélé que 17 % des personnes ayant eu un cancer ont tenté d’obtenir un crédit immobilier, mais de nombreux obstacles empêchent la réalisation de leur projet.
- Demande de surprimes par les assureurs.
- Exclusions de garantie pour des récidives éventuelles.
- Refus d’assurance complet dans certains cas.
Perspectives d’amélioration pour les anciens malades
Toutefois, des initiatives émergent pour faciliter l’accès au financement, notamment des programmes de crédit solidaire santé qui offrent des conditions d’emprunt plus favorables. Les avancées législatives comme celles prévues par la loi Lemoine ouvrent de nouvelles avenues pour l’aide financement cancer.
| Mesures adoptées | Description |
|---|---|
| Nouvelle législation cancer | Délai de droit à l’oubli réduit à 5 ans pour tous les cancers. |
| Convention Aeras | Grilles de référence pour une couverture assurance simplifiée. |
Ces mesures visent à garantir que le passé médical d’une personne ne freine pas son avenir financier, rappelant que chaque survivant a droit à une seconde chance. Les discussions autour de l’extension du droit à l’oubli en Europe montrent que des solutions innovantes sont nécessaires pour garantir une protection assurance santé équitable pour tous.

Je m’appelle Thierry Jacques, niçois, et l’actu assurance, c’est mon quotidien. J’ai toujours aimé anticiper l’imprévisible. Un jour, une clause oubliée a sauvé tout un immeuble. Comme quoi, le diable se cache dans les détails… et parfois, il sauve la mise !











