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En bref : • Les taux de crédit immobilier ont légèrement augmenté en avril 2025 (environ +0,15%), oscillant entre 3,70% et 4,20% selon les profils. • Malgré cette hausse, les banques restent activement en quête d'emprunteurs, assouplissant leurs critères d'acceptation et réduisant les délais de traitement. • L'élargissement du PTZ dynamise le marché en 2025, couvrant désormais 95% du territoire et augmentant les plafonds de ressources de 15%, ce qui profite particulièrement aux primo-accédants. • Pour les candidats à l'emprunt, il est conseillé de signer rapidement les offres existantes, constituer un apport d'au moins 10% et faire appel à un courtier pour obtenir les meilleures conditions. |
Alors que le printemps s’installe, le marché du crédit immobilier connaît des frémissements. En avril 2025, les taux d’emprunt affichent une légère hausse, oscillant désormais entre 3,70% et 4,20% selon les profils et les durées. Mais derrière ces chiffres se cache une réalité plus nuancée : les banques restent en quête active d’emprunteurs et le nouveau PTZ élargit considérablement l’accès à la propriété. Le moment serait-il idéal pour concrétiser votre projet immobilier ?
Sommaire
Des hausses de taux mesurées mais bien présentes en avril
Le mois d’avril confirme la tendance haussière observée depuis le début de l’année. « Nous constatons une augmentation moyenne de 0,15 point sur les barèmes bancaires par rapport à mars », indique Pierre Chapon, président de Pretto. Cette évolution s’explique principalement par la remontée des OAT (Obligations Assimilables du Trésor) à 10 ans, qui servent de référence aux banques pour fixer leurs taux.
Concrètement, les meilleurs profils peuvent désormais obtenir des taux autour de 3,70% sur 20 ans, contre 3,55% en mars. Les profils intermédiaires se voient proposer des offres oscillant entre 3,90% et 4,10%, tandis que les dossiers plus fragiles peuvent atteindre 4,20%.
« Cette hausse reste toutefois contenue et ne bouleverse pas fondamentalement la capacité d’emprunt des ménages« , tempère Caroline Arnould, directrice commerciale chez Cafpi. Un emprunt de 200 000 € sur 20 ans avec une hausse de 0,15 point entraîne une augmentation de mensualité d’environ 16 euros – un impact réel mais limité pour la plupart des emprunteurs.
Par ailleurs, cette évolution des taux suit logiquement le parcours des OAT, passées de 2,80% en janvier à 3,15% début avril. « C’est un mouvement technique normal, les banques répercutant les variations du coût de refinancement », précise Pierre Chapon.
Les banques maintiennent leur stratégie d’acquisition de clients emprunteurs
Malgré cette hausse, le marché bancaire reste particulièrement réceptif aux nouveaux dossiers. « Les établissements bancaires ont clairement affiché leurs objectifs de production de crédit pour 2025, et ils sont ambitieux », révèle Maël Bernier, porte-parole de Meilleurtaux.
Les réseaux bancaires, après deux années difficiles sur le front du crédit immobilier, cherchent activement à reconquérir des parts de marché. Cette volonté se traduit par plusieurs signaux encourageants pour les emprunteurs potentiels :
« Les banques ont assoupli leurs critères d’acceptation, notamment sur l’apport personnel », confirme Caroline Arnould. « Des dossiers qui auraient été refusés l’an dernier trouvent aujourd’hui preneur, parfois avec seulement 5% d’apport pour les meilleurs profils. »
Les délais de traitement se sont également considérablement réduits. Chez Vousfinancer, on constate que « le temps entre le dépôt d’un dossier complet et l’obtention d’une offre de prêt est passé de 45 jours en moyenne l’an dernier à moins de 30 jours aujourd’hui », un signe clair de la volonté des banques d’accélérer leur production.
Cette compétition bénéficie directement aux emprunteurs, qui peuvent désormais plus facilement mettre les banques en concurrence pour obtenir les meilleures conditions.
L’élargissement du PTZ, un facteur clé pour le marché du crédit immobilier
L’année 2025 marque un tournant significatif avec l’élargissement des critères d’éligibilité au Prêt à Taux Zéro (PTZ). Cette mesure gouvernementale vient dynamiser un marché qui en avait grandement besoin.
« Le nouveau PTZ représente une bouffée d’oxygène, particulièrement pour les primo-accédants« , souligne Maël Bernier. « Son extension aux zones B2 et C, couvrant désormais 95% du territoire, permet à de nombreuses familles d’accéder enfin à la propriété dans des villes moyennes et zones rurales où les prix restent abordables. »
Les plafonds de ressources ont également été relevés de 15%, élargissant considérablement le public éligible. Un couple avec deux enfants peut désormais bénéficier du dispositif jusqu’à 72 000 € de revenus annuels en zone B1, contre 63 000 € auparavant.
L’impact est déjà mesurable chez les courtiers : « Nous observons une hausse de 22% des demandes de primo-accédants depuis le début de l’année, directement liée à cette réforme du PTZ », précise Caroline Arnould. Ces nouveaux emprunteurs viennent compenser en partie la baisse d’activité sur le segment des investisseurs, plus sensibles aux fluctuations de taux.
Les perspectives restent donc positives pour le marché du crédit immobilier, malgré la légère remontée des taux.
Conseils pour les emprunteurs face à l’évolution des taux de crédit
Face à ce contexte évolutif, plusieurs recommandations s’imposent pour les candidats à l’emprunt.
« Si vous avez déjà une offre de prêt, signez-la sans attendre », conseille Pierre Chapon. « Dans un environnement haussier, même modéré, chaque semaine d’attente peut signifier des conditions moins favorables. »
Pour ceux qui démarrent leur recherche, la préparation du dossier devient cruciale. « Constituez un apport d’au moins 10% du montant de l’acquisition et stabilisez votre situation professionnelle », recommande Maël Bernier. « Un CDI récent peut suffire si les autres éléments du dossier sont solides. »
L’accompagnement par un courtier prend tout son sens dans ce contexte. « Les écarts entre les offres bancaires peuvent atteindre jusqu’à 0,4 point pour un même profil », rappelle Caroline Arnould. « La mise en concurrence est plus que jamais nécessaire. »
Enfin, n’hésitez pas à explorer l’éligibilité aux dispositifs d’aide comme le PTZ ou le Prêt Action Logement, qui peuvent considérablement améliorer votre capacité d’emprunt et votre reste à vivre. La légère hausse des taux ne doit pas masquer l’essentiel : les conditions d’accès au crédit immobilier restent globalement favorables pour les ménages bien préparés.

Moi, c’est Carine Faure, de Lille. Le crédit immobilier, c’est mon terrain de jeu. J’ai toujours aimé voir des rêves se concrétiser, mais ce qui me surprend ? Certains transforment un simple prêt en aventure familiale rocambolesque. L’immobilier, c’est de l’émotion pure.










