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En bref : • Johnson & Johnson prévoit de se séparer de son activité de santé grand public pour permettre une stratégie plus ciblée et accélérer la croissance. • Cette scission pourrait aider J&J à se distancer des problèmes juridiques liés aux produits à base de talc (21 800 poursuites) et d'autres controverses comme le rappel de crèmes solaires. • Les activités pharmaceutiques et de dispositifs médicaux, plus rentables et à plus forte croissance, constitueront le cœur de la société après la scission. • L'action J&J se négocie à un ratio cours/bénéfice attractif (16) comparé à ses concurrents, et pourrait bénéficier d'une valorisation plus élevée après la séparation. |
Examinons de plus près si la scission est une bonne décision pour l’entreprise, pourquoi elle est susceptible de le faire et si les investisseurs y gagneront à long terme.
Pourquoi l’entreprise le fait-elle ?

Une motivation non exprimée peut également être de se débarrasser de certains problèmes et de la presse négative. Une société de soins de santé a annoncé en mai 2020 qu’elle cessait de vendre ses produits de poudre pour bébé à base de talc aux États-Unis et au Canada, invoquant un manque de demande, qu’elle attribue en partie à l’évolution des habitudes de consommation et en partie à la mauvaise presse liée aux poursuites judiciaires. La société se défend contre plus de 21 800 actions en justice intentées par des plaignants qui affirment que les produits de talc J&J étaient contaminés par l’amiante, ce qui a provoqué leur cancer.

J’aime que les entreprises ne soient pas trop diversifiées et se concentrent sur leurs compétences de base. Dans le cas de J&J, la santé des consommateurs n’est pas un grand moteur de croissance pour la société, et étant donné la mauvaise presse dont elle fait l’objet, il est peu probable que cela change à court ou moyen terme.
L’action vaut-elle la peine d’être achetée aujourd’hui ou après la scission ?


Je m’appelle Thierry Jacques, niçois, et l’actu assurance, c’est mon quotidien. J’ai toujours aimé anticiper l’imprévisible. Un jour, une clause oubliée a sauvé tout un immeuble. Comme quoi, le diable se cache dans les détails… et parfois, il sauve la mise !










