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En bref : • Le droit à l'oubli, renforcé par la loi Lemoine, permet aux personnes guéries de ne plus mentionner leur ancienne maladie dans les demandes de crédit après 5 ans (contre 10 ans auparavant). • L'assurance emprunteur est simplifiée avec la suppression du questionnaire médical pour les prêts inférieurs à 200 000 euros, réduisant ainsi les risques de surprimes ou d'exclusions. • La convention AERAS offre une meilleure protection aux emprunteurs ayant un risque médical aggravé, avec un processus d'évaluation à plusieurs niveaux. • Pour maximiser ses chances d'obtenir un crédit après une maladie grave, il est recommandé de vérifier son éligibilité au droit à l'oubli, comparer les offres d'assurance et consulter un courtier spécialisé. |
Emprunter après avoir surmonté une longue maladie, comme le cancer, était autrefois complexe, souvent perçu comme un véritable parcours du combattant. En 2025, la législation en matière d’accès au crédit a évolué, offrant de nouvelles opportunités pour ceux qui ont un passé médical chargé. Élargissement des dispositifs d’assurance, protection accrue des emprunteurs et offres plus inclusives des assureurs sont autant d’éléments qui transforment ce paysage, rendant l’accès au crédit immobilier plus aisé pour les anciens malades.
Droit à l’oubli et son impact sur l’emprunt
Le droit à l’oubli, établi en 2016 et renforcé par la loi Lemoine, joue un rôle central dans la facilitation de l’accès au crédit pour les anciens malades. Ce droit permet aux personnes guéries de ne plus mentionner leur ancienne pathologie lors de la souscription d’une assurance emprunteur, après un délai de cinq ans.
- Évolution du délai de déclaration :
- Initialement 10 ans, réduit à 5 ans par la loi Lemoine.
- Accessibilité accrue au crédit : Les anciens malades ne subissent plus de discrimination.
| Délai de droit à l’oubli | Pathologies concernées |
|---|---|
| 5 ans après la fin du traitement | Cancer, hépatite C, etc. |
Cette mesure, en 2025, permet à de nombreuses personnes de se tourner vers des projets immobiliers sans crainte d’être pénalisées par leur historique médical. Toutefois, pour beaucoup, l’accès au crédit demeure semé d’embûches.
Assurance emprunteur : un élément déterminant
Pour obtenir un prêt immobilier, l’assurance emprunteur est souvent inévitable. Cependant, pour les anciens malades, cela peut mener à des conditions défavorables. Les banques se basent sur un questionnaire médical pour évaluer le risque pour l’assureur. Éventuellement, cela peut aboutir à :
- Surprimes : augmentation du coût de l’assurance liée à la maladie passée.
- Exclusions : certains risques peuvent être exclus de la couverture.
- Refus d’assurance : impossibilité d’obtenir une assurance, bloquant ainsi l’accès au crédit.
| Conséquences possibles | Effet sur l’accès au crédit |
|---|---|
| Surprimes | Augmentation du coût total du crédit |
| Exclusions | Protection limitée en cas de problème |
| Refus d’assurance | Accès au crédit compromis |
Grâce à la loi Lemoine, la suppression du questionnaire médical pour les prêts immobiliers inférieurs à 200 000 euros est une avancée significative, facilitant ainsi l’emprunt pour certains profils.
La convention AERAS : un changement positif
La convention AERAS (s’Assurer et Emprunter avec un Risque Aggravé de Santé) a également été renforcée et vise à protéger les emprunteurs atteints de maladies graves. En 2025, le processus d’examen des demandes de prêt devient plus inclusif :
- Analyse par plusieurs niveaux d’évaluation
- Grille de référence actualisée pour les pathologies éligibles
- Possibilité de couverture standard sans surprime
| Niveaux d’analyse AERAS | Description |
|---|---|
| Niveau standard | Évaluation initiale du dossier |
| Niveau d’expertise | Analyse détaillée des critères médicaux |
| Visite d’experts | Réexamen par des assureurs spécialisés |
Ces évolutions montrent une volonté politique d’accroître l’inclusion des anciens malades dans le système de crédit. En 2025, certains assureurs, tels que BNP Paribas et Groupama, adoptent des pratiques plus ouvertes aux profils à risque.
Conseils pour emprunter après une maladie grave
Si vous êtes un ancien malade et souhaitez accéder à un prêt immobilier, voici quelques conseils pour maximiser vos chances :
- Vérifiez votre éligibilité au droit à l’oubli : Assurez-vous de pouvoir bénéficier de cette disposition.
- Optez pour un prêt sans questionnaire médical : Choisissez les prêts adaptés à votre situation.
- Comparez les offres d’assurances emprunteurs : Ne vous arrêtez pas à l’assurance proposée par votre banque.
- Utilisez la convention AERAS : Si nécessaire, faites valoir cette protection.
- Consultez un courtier spécialisé : Un expert peut vous aider à naviguer dans les différentes options disponibles.
| Conseil | Action |
|---|---|
| Éligibilité au droit à l’oubli | Vérification des conditions d’accès |
| Prêt sans questionnaire médical | Cibler les prêts adaptés au montant |
| Comparaison des assurances | Recherche d’offres plus avantageuses |
| Utilisation de la convention AERAS | Demande adaptée auprès des assureurs |
| Consultation d’un courtier | Présentation de votre dossier médical |
En résumé, même si l’accès au crédit après une maladie grave s’est amélioré en 2025, certaines procédures peuvent encore être complexes. Il est essentiel de bien s’informer et de préparer son dossier en conséquence.

Je m’appelle Thierry Jacques, niçois, et l’actu assurance, c’est mon quotidien. J’ai toujours aimé anticiper l’imprévisible. Un jour, une clause oubliée a sauvé tout un immeuble. Comme quoi, le diable se cache dans les détails… et parfois, il sauve la mise !










