lun. Sep 27th, 2021

Le ministère de l’Education nationale fait la promotion des équipements pour contrôler et améliorer la qualité de l’air dans les salles de classe. Dans les faits, ces objets représentent cependant un coût considérable pour de nombreuses mairies.

« Je veux les généraliser. » Dans une interview donnée au Journal du dimanche (article pour les abonnés), dimanche 22 août, le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer, a déclaré vouloir étendre l’équipement des salles de classe en capteurs de CO2, afin d’y « mesurer le besoin d’aération » et d’éviter la multiplication des contaminations au Covid-19 dans les écoles à la rentrée.

Le dispositif est recommandé dans le protocole sanitaire pour la rentrée scolaire, présenté par le ministère le 22 juillet. Fin avril déjà, le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) avait préconisé la ventilation de l’air dans les établissements recevant du public, invitant à mesurer les besoins en aération.

Si, à une semaine de la rentrée scolaire, la ventilation de l’air est, de nouveau, présentée comme une priorité par le gouvernement, sur le terrain, certains grincent des dents. La mise en place des équipements dans les établissements semble en effet bien plus complexe. Certes, un peu partout sur le territoire, fleurissent les initiatives de communes qui équipent leurs établissements avec ce capteurs qui coûtent 200 euros en moyenne. Les petits boîtiers permettent de mesurer la concentration de CO2 dans l’air dans une pièce. Si le voyant est vert, tout va bien. Si le voyant est orange, il faut renouveler l’air. S’il est rouge, il faut immédiatement aérer.

Sur son site internet, la ville de Lille (Nord) souligne avoir fourni au printemps des capteurs de CO2 à plusieurs dizaines d’établisssements. La mairie d’Alfortville (Val-de-Marne) a, elle, affirmé vouloir équiper les cantines scolaires pendant le mois d’août, rapportait fin juillet Le Parisien. Après avoir été livrés fin août, les 52 boîtiers doivent encore être installés dans la ville, mais la mairie a certifié à franceinfo que l’équipement des cantines serait terminé d’ici le 2 septembre.

A Givors (Rhône), une phase de test a été lancée en juin pour équiper l’ensemble des salles de classe de deux écoles primaires en capteurs de CO2. « L’objectif est de voir si les enseignants s’en saisissent et si oui, d’équiper les autres établissements dans la foulée », explique à franceinfo Christelle Laurent, directrice de la vie scolaire à la mairie de cette commune de quelque 20 000 habitants.

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