À Bergerac, l’apiculture est plus qu’un simple hobby pour Bertrand, un apiculteur professionnel de 41 ans. Depuis qu’il a repris l’exploitation familiale, il navigue entre les défis climatiques et les fluctuations de la production. Avec une moyenne de 2 040 € nets par mois, son revenu reste instable, influencé par la météo et la saisonnalité de l’activité.
Les revenus d’un apiculteur : variabilité et réalités
Le chiffre d’affaires de Bertrand s’élève à environ 58 000 € par an, mais la répartition de ce montant en un revenu net mensuel donne une image plus nuancée de son activité. En effet, son revenu peut fluctuer considérablement d’un mois à l’autre.
Voici comment se répartissent ses revenus :
- Vente de miel : environ 1 400 € nets par mois
- Location de ruches : 350 € nets
- Produits dérivés : 290 € nets (propolis, cire, pollen)
Les variations sont parfois extrêmes, Bertrand se souvient de l’année 2022, marquée par une sécheresse qui a réduit sa production de 40%. Sans soutien financier extérieur, il aurait eu du mal à maintenir son entreprise à flot.
Les dépenses : un coût caché
La gestion d’une exploitation apicole implique également des dépenses fixes importantes. Bertrand doit faire face à des engagements financiers qui impactent son revenu net.
Les principaux postes de dépenses sont :
- Crédit immobilier : 680 € par mois
- Assurances (professionnelle, habitation) : environ 260 €
- Coûts liés à son véhicule utilitaire : 340 € (crédit et essence)
- Charges diverses (électricité, internet, mutuelle) : 255 €
Ces dépenses, souvent sous-estimées, représentent une part significative de son budget. Avec un crédit à la consommation géré prudemment, il faut également prévoir une provision pour sa retraite.
Équilibre entre revenus et dépenses : le défi quotidien
Au sommet de ce casse-tête financier, Bertrand doit jongler avec ses frais variables. Bien que son miel soit une source de revenus, ses autres coûts alimentaires et de vie sont tout aussi importants.
Liste des dépenses variables mensuelles :
- Alimentation pour la famille : 420 €
- Sorties et loisirs : 90 €
- Essence personnelle : 60 €
- Vêtements et imprévus : 100 €
Un aspect intéressant de son activité est qu’il ne paie pas pour le miel qu’il consomme. Malgré cela, sa gestion alimentaire reste classique. Par ailleurs, les investissements en matériel apicole comme les cadres et le traitement des colonies représentent également des charges variables, s’élevant en moyenne à 180 € par mois.
Vers l’avenir : projet et ambitions
Bertrand aspire à développer son activité en augmentant le nombre de ses ruches, visant 300 à terme. L’idée de se lancer dans la vente directe en ligne pourrait également lui permettre de stabiliser ses revenus tout au long de l’année.
Ce métier exige une patience et une résilience permanentes, rappelant à Bertrand que malgré le revenu net mensuel de 2 040 €, il jouit également de la richesse des expériences que l’apiculture lui offre, bien au-delà des simples aspects financiers. « On ne s’enrichit pas vite, mais on ne s’ennuie jamais », conclut-il.
Bilan des chiffres : revenus et dépenses de Bertrand en Dordogne
| Catégorie | Montant Net Mensuel (€) |
|---|---|
| Vente de miel | 1 400 |
| Location de ruches | 350 |
| Produits dérivés | 290 |
| Total Revenus | 2 040 |
| Crédit immobilier | 680 |
| Assurances (totales) | 260 |
| Coûts véhicule | 340 |
| Dépenses variables (totales) | 670 |
| Total Dépenses | 1 920 |
Avec ce tableau, la vision d’ensemble des finances de Bertrand en tant qu’apiculteur professionnel en Dordogne se clarifie, offrant un aperçu précieux sur les réalités de l’apiculture en 2026.

Je m’appelle Thierry Jacques, niçois, et l’actu assurance, c’est mon quotidien. J’ai toujours aimé anticiper l’imprévisible. Un jour, une clause oubliée a sauvé tout un immeuble. Comme quoi, le diable se cache dans les détails… et parfois, il sauve la mise !











